Vision chinoise des origines

Cours
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L’homme projette une organisation sur l’univers qui l’entoure et des représentations sur son origine. La cosmogénèse donne à contempler et à étudier le passage de l’Un au multiple, c’est-à-dire le mouvement de la vie et de la production des êtres. Il s’aperçoit, dans la contemplation, comme un perpétuel surgissement spontané et il s’étudie, minutieusement, comme un système puissamment auto-régulateur. Il sert de modèle à la conduite humaine et de fondement aux pratiques qui visent à sa rectification.

 

Cependant, vivant dans un monde de conflits, de violences et de souffrances, l’être humain s’interroge sur l’origine de ces maux dans un univers qu’il conçoit originellement comme parfaitement harmonieux.

 

Les penseurs chinois anciens s’interrogent déjà sur ce qui fonde l’humain en l’homme, sur la nature première de l’homme et ses développements en conscience de sa responsabilité et construction de son humanité ou en perversion du donné originel.

 

Les commencements biologiques de la vie rejouent l’apparition du Ciel Terre dans la spécificité humaine. Chez l’homme, commencement du corps et commencement de l’esprit sont nécessairement intriqués.

Que dire du commencement d’avant le temps ? Le conçoit-on comme historique, intemporel ou persistant ? Le « moment originel », qui détermine les caractéristiques et qualités propres, est fondateur et est toujours présent; ce qu’il a fait apparaître ne dure que dans la mesure où lui-même demeure. D’où vient-il ? Rien ne peut commencer, diront certains, que par ce qui n’a pas de commencement.

 

La recherche des commencements nourrit la réflexion sur la nature et la destinée, ainsi que sur la mort et le sens qu’elle peut avoir. Car ce qui n’a pas de commencement n’a peut-être pas de fin, et peut devenir finalité. Dans le taoïsme, le travail de l’adepte consiste à accomplir le retour à l’origine, au moment d’origine de sa propre vie qui coïncide avec le retour à l’origine de tout ce qui existe.

 

Dans d’autres approches, la prise de conscience de sa « nature première », don du Ciel (ou Naturel) à l’origine d’une vie particulière, éclaire sur sa destinée et guide la conduite de la vie. Des extraits choisis de textes chinois sont fournis, en traduction française, aux auditeurs. Le texte chinois est disponible sur demande. Il n’est pas nécessaire de connaître le chinois ou la pensée chinoise pour suivre ce cours.

 

Bibliographie :

 

  • A. CHENG, Histoire de la pensée chinoise, Le Seuil, Paris, 1997.

 

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