Retour sur la conférence annuelle de l’association biblique catholique d’Amérique avec Patrick Pouchelle

Retour sur la conférence annuelle de l’association biblique catholique d’Amérique avec Patrick Pouchelle
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Patrick Pouchelle 22-11-2016CBA-logo_full_homeTrois questions à Patrick Pouchelle suite à sa participation à la conférence annuelle de l’association biblique catholique d’Amérique à Santa Clara (6-9 août 2016)
 
Cette année, Patrick a eu la chance de pouvoir assister à la conférence annuelle de l’association biblique catholique d’Amérique à Santa Clara.
 
 
 
Patrick, pourriez-vous brièvement nous présenter la CBA ?

L’Association biblique catholique d’Amérique (CBA) a pour but de promouvoir les études universitaires sur la Bible et son contexte. Bien qu’américaine et catholique, l’association est ouverte par cooptation aux non-américains ainsi qu’au non-catholiques. Elle publie également les revues The Catholic Biblical Quarterly, Old Testament Abstracts et New Testament Abstracts.

Chaque année, la CBA organise un meeting où tous les membres sont invités. C’est la deuxième année que j’y assiste. J’ai été admis à l’association l’année dernière, parrainée par Karina Martin Hogan de Fordham University (université jésuite de New York).

Le meeting est organisé autour de différents rendez-vous, des conférences, des groupes de travail, une assemblée générale et des temps informels de rencontre entre les membres.

 

En quoi la conférence vous a-t-elle aidé pour votre propre recherche ?

Une très bonne conférence de J. Corley sur l’état de la recherche de l’Ecclésiastique m’a confirmé que je pouvais continuer à travailler la traduction grecque de cette œuvre, peu étudiée pour sa valeur intrinsèque.

D’autre part, j’ai également participé à un groupe de travail appellé « continuing seminar », où des universitaires poursuivent sur la durée une réflexion autour d’un thème commun. Celui auquel j’ai pris part est dédié aux Deutérocanoniques, les Écrits de l’Ancien Testament acceptés par les Catholiques mais non par les Juifs. J’y ai présenté un papier titré : « The Septuagintal Paideia and the construction of Jewish Identity » où j’ai approfondi mon travail de thèse pour déterminer comment la notion de discipline divine a pu déboucher dans les Deutérocanoniques sur une théologie du Dieu éducateur. Cette contribution a été bien accueillie.

Tout cela est également approfondi par des rencontres informelles où nous pouvons parler de nos travaux, discuter d’idées nouvelles, dans un esprit convivial.

 

Qu’est-ce que votre participation à ce colloque peut apporter au Centre Sèvres, aux enseignants et aux élèves ?

Des idées neuves, une prise de hauteur. Je suis toujours très satisfait de ma participation à ce genre de colloques. Ils sont toujours organisés de sorte à favoriser les échanges formels et informels entre les membres. Ainsi, j’ai ouvert mon horizon sur de nombreux sujets, et je peux en rendre compte aux collègues ou l’intégrer dans mes enseignements. Pour ne citer que quelques apports divers, j’ai été particulièrement marqué par l’importance accrue des nouvelles technologies pour la recherche et à l’enseignement, la présentation d’un projet d’études spécifiquement consacré aux « seconds rôles » dans les histoires bibliques, ou le point sur le travail d’analyse féministe de la Bible engagé depuis plusieurs décennies par des universitaires catholiques.

Une autre conférence très marquante fut donnée par A.-J. Levine. L’auteur, juive, a évoqué l’histoire moderne des rapports entre Catholiques et Juifs. Elle a dénoncé les lectures potentiellement anti-juives en réaffirmant que Jésus est né, a vécu et est mort en Juif. Elle a indiqué comment certains des Juifs orthodoxes reconnaissent le christianisme comme un appel aux Nations. Une conférence réellement enthousiasmante qui nous interpelle sur notre façon d’enseigner l’Ancien Testament et le Nouveau Testament en tant que Catholique.

De plus, le colloque est relativement petit et familial. Cela facilite le dialogue avec des collègues, et notamment les professeurs d’établissements jésuites (Fordham University, Santa Clara College ou Boston College, …). Enfin, je me rends également compte que le Centre Sèvres jouit d’une bonne popularité outre Atlantique et qu’il est vraiment pertinent qu’une personne de notre établissement puisse régulièrement y assister.
 
Télécharger l’interview de Patrick Pouchelle en pdf

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