Teilhard et la mystique de l’universel
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Ce séminaire se propose d’ouvrir, ou plutôt de rouvrir le dossier de la mystique telle que Teilhard la comprenait, en prenant comme perspective le dialogue interreligieux dont le Concile Vatican II a rappelé la nécessité avec ses Constitutions Gaudium et spes, Lumen gentium, et surtout sa Déclaration Nostra Aetate. Ce dialogue a été mis en œuvre par le Pape Jean-Paul II à Assise en 1986, et continué jusqu’à aujourd’hui avec les initiatives fortes du Pape François, en particulier dans son encyclique Tous frères. Teilhard, comme le souligne le Père de Lubac, s’est exprimé de nombreuses fois dans un style mystique ou prophétique, souvent éblouissant, comme par exemple dans Le milieu divin ou La messe sur le monde, mais il a fait plus. Il n’a pas hésité à comparer les religions entre elles, non pas pour savoir si l’une était plus vraie ou meilleure que l’autre, mais surtout pour savoir laquelle pouvait servir de boussole pour guider cette convergence de l’Humanité vers ce qu’il appelait dans son langage le Point W, qu’il qualifiait de « Personnel suprême » dans son Credo et qu’il identifiait au Christ–Universel de sa foi chrétienne. Dans ce monde où « Tout est lié », c'est-à-dire complexe au sens que Teilhard, le premier, a donné à ce terme, la raison humaine dont la science est la force motrice, est une conquête fragile trop peu partagée. Elle doit s’articuler nécessairement dans « une mystique de Demain », pour reprendre une expression forte de Teilhard dans sa monographie de 1948, Comment je vois. Cettemystique reste à construire,  mais Teilhard en a esquissé le contenu dans plusieurs textes que nous allons scruter. Toutefois, pour ce faire, nous allons nous efforcer de nous mettre dans sa ligne de raisonnement, une ligne résolument ouverte sur l’avenir, en y intégrant les acquis de Vatican II et du dialogue interreligieux, mais aussi en y intégrant cette mystique de la science, ou plutôt de la techno-science. Son contexte actuel est bien différent de celui qu’a connu Teilhard, mais il  a évolué dans un sens qui donne plutôt raison à ses intuitions, comme cette vision de l’énergie dont il dit dans Le phénomène humain : « ... une seule réalité semble subsister : l’Énergie, entité flottante universelle, d’où tout émerge, et où tout retombe, comme dans un Océan. ... », une formule prémonitoire assez stupéfiante à l’aune de la science d’aujourd’hui. Dates prévues : 10 et 24 mars, 7 avril, 5 et 19 mai Inscription : Le séminaire est ouvert à des enseignants et chercheurs ainsi qu’à des étudiants en cycle doctoral. Le nombre de participants est limité.  
Date de début : 10 mars, 2022
Date de fin : 19 mai, 2022
Horaires : Jeudi de 17h à 19h
Nombre d'heures : 10
Niveau du cycle : 3C

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Date de début :
jeudi 10 mars 2022
Date de fin :
jeudi 19 mai 2022
Ouvert sur autorisation
Cursus : 
3e cycle

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