Teilhard de Chardin et la phénoménologie

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Avec le Phénomène humain et les essais qui l’ont précédé tout au long des années 1930 puis le suivront, Teilhard développe une approche phénoménologique fondée sur les acquis scientifiques qui ont bouleversé la physique depuis 1905. Déjà ébranlée par la théorie de l’évolution, et les découvertes du temps long de la géologie et de la paléontologie, Teilhard estime que la position philosophique traditionnelle reprise par l’enseignement théologique de l’Église avec le néothomisme, n’est plus tenable. Teilhard veut réconcilier la foi et la raison, en se mettant dans les pas du Cardinal Newman, le « grand cardinal » comme il aimait à dire, et en intégrant dans la théologie les acquis irréfutables de la science de son temps.

Dans cette ouverture à la science qu’il considère comme vitale pour l’avenir du christianisme, Teilhard développe une nouvelle manière de VOIR les choses, inspirée de celle des physiciens et qu’il définit comme sa phénoménologie. Celle-ci jouera ensuite un rôle absolument fondamental dans la rénovation théologique souhaitée. Teilhard sera ainsi le premier à montrer le rôle dynamique de l’information dans la création des structures de plus en plus complexes qui émergent tout au long de l’évolution.

Il faut préciser ici que la phénoménologie de Teilhard a peu de choses en commun avec le courant philosophique de même nom qui émerge à la même époque des travaux du philosophe et mathématicien allemand Edmund Husserl. Si le projet de ce dernier était, en matière philosophique, de « revenir aux choses même » à partir des intuitions premières de la conscience, le projet de Teilhard était de revenir au Réel à partir des nouveaux savoirs de la science.

Longtemps incompris par l’Église, le travail de refondation entrepris par Teilhard verra un premier aboutissement dans le Concile Vatican II. Jean-Paul II s’en inspirera dans l’encyclique Ratio et fides et lors de la tenue au Vatican en 1992 d’un colloque entièrement consacrée à l’Émergence de la complexité. Enfin, l’encyclique Loué sois-tu du Pape François, intègre pour une bonne part l’apport teilhardien dans sa réflexion sur le « Tout est lié ».

Le séminaire est ouvert à des enseignants et chercheurs ainsi qu’à des étudiants en cycle doctoral. Le nombre de participants est limité.
Pour toute précision, contacter Jacques PRINTZ : printz.conseil@wanadoo.fr ou Gérard DONNADIEU : gerard.donnadieu@wanadoo.fr

Photo ©DR

Strictement réservé aux étudiants inscrits en cycle diplômant.

Avec :

Gérard DONNADIEU

Ingénieur des Arts et Métiers, docteur en sciences physiques, président d’honneur de l’Association des Amis de Pierre Teilhard de Chardin.

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Jacques PRINTZ

Professeur émérite du Conservatoire national des Arts et Métiers (chaire de génie logiciel), fondateur du Centre de maîtrise des Systèmes et du Logiciel.

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