Quelle éthique pour réaliser la transition écologique ?

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Quelles ressources éthiques mobiliser afin de réfléchir et d’agir à la hauteur des défis écologiques et sociaux contemporains ? Une première partie du cours sera consacrée à définir les contours d’une « éco-justice » ou justice des communs à même d’affronter les tensions de nos sociétés libérales, à partir de trois principes directeurs : la création et le partage équitable et durable des ressources ; la reconnaissance de chaque personne, en particulier des plus vulnérables ; la participation/représentation des sujets affectés aujourd’hui et demain par des choix collectifs.
La deuxième partie du cours s’intéressera aux processus par lesquels cette éco-justice peut se réaliser, en faisant l’hypothèse qu’un mode de discernement traversant de nombreuses traditions philosophiques et spirituelles en est une étape nécessaire : il s’agira d’aborder, à travers différents auteurs, le sens et la portée du  détachement – vécu individuellement et en commun – comme condition d’un juste rapport à nos milieux de vie et d’un engagement personnel et collectif au service d’une transformation institutionnelle. Les analyses s’appuieront également sur des situations et cas relatifs au fonctionnement du capitalisme mondialisé et à la recherche de modèles économiques et sociétaux inspirés par une dynamique des communs.

Quelle éthique pour réaliser la transition écologique

Bibliographie :

  • D. Bourg et A. Fragnière , La pensée écologique. Une anthologie, Paris, PUF, 2014.
  • C. Castoriadis , La montée de l’insignifiance, Les carrefours du labyrinthe 4, Seuil, 1996.
  • P. Dardot et C. Laval, Commun. Essai sur la révolution au XXe siècle, Paris, La découverte, 2014.
  • J-P. Dupuy , « La crise et le sacré », Études 2009/3 (Tome 410), pp. 341-352, 2009.
  • Pape François, Encyclique Laudato si’ sur la sauvegarde de la maison commune, 2015.
  • Gandhi, Hind Swaraj (1909), trad. Annie Montaut, Paris, Fayard, 2014.
  • Hess G. , Éthiques de la nature, Paris, PUF, 2013.
  • I. Illich (1973), « La convivialité, in OEuvres complètes », volume 1, Paris, Fayard, 2004, pp. 451-580.
  • J. Locke, Second Traité du gouvernement civil (1690).
  • B. Mandeville (1723), Recherche sur la nature de la société, Arles, Actes Sud, 1998.
  • J. S. Mill (1848), Principes d’économie politique.
  • M. Nussbaum , Frontiers of justice, Cambridge, Harvard University Press, 2006.
  • C. Renouard , « Climat : discerner et négocier hors du cadre pour recadrer l’économie »,Négociations, n°2, pp. 9-23, 2015.
  • C. Renouard, « L’affaire de tous. Libéralisme et théories de la justice sociale et écologique », Revue française des affaires sociales, n°1-2, pp. 13-32, 2015.
  • J. Ruskin (1862), Il n’y a de richesse que la vie (Unto this last), Vierzon, le pas de côté, 2012.
  • H. Shue (1993), « Émissions de subsistance et émissions de luxe », in Bourg et Fragnière, 2014, La pensée écologique. Une anthologie, Paris, PUF, pp. 773-784.
  • C. Taylor (1989), Les sources du moi. La formation de l’identité moderne, Paris, Seuil, 1998.
  • C. Taylor (2007), L’âge séculier, Paris, Seuil, 2011.
  • L. del Vasto (1971), Technique de la non-violence, Paris, Denoël.
  • M. Walzer (1983), Sphères de justice, Paris, Seuil, 1997.
  • I. M. Young, Responsibility for Justice, Oxford University Press, 2010.

Photo ©DR

Ouvert à tous.

Avec :

Cécile RENOUARD

Religieuse de l’Assomption, diplôme de l’ESSEC, licence canonique en théologie et DEA en philosophie, docteur en philosophie (EHESS), HDR, professeur de philosophie, directrice de programmes de recherches « CODEV – Entreprises et développement » à l’ESSEC.

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