Pratiquer l’espérance : la théologie des signes des temps.

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Si nous sommes tentés de comprendre ce qui nous arrive dans les termes apocalyptiques de la fin d’un monde ou même de la fin du monde, il est pourtant une forme de théologie qui invite à procéder autrement. Elle engage à chercher dans le monde tel qu’il est, tel qu’il devient aussi, la présence et l’espérance du Royaume de justice et de paix, du Royaume de Dieu, afin d’y travailler par les forces personnelles et collectives.

Cette théologie engage alors un discernement des signes des temps. Elle procède toujours selon ce qu’est le Christ puisque, comme l’énonce le Concile Vatican II : « Le Verbe de Dieu, (…) nous enseigne que la loi fondamentale de la perfection humaine, et donc de la transformation du monde, est le commandement nouveau de l’amour » (Gaudium et Spes, § 38). Discerner les signes des temps, c’est habiter le monde et chercher, dans l’histoire, les temps et lieux de l’obéissance au commandement nouveau de l’amour qui, seule, suscite la véritable réalité.

De la sorte, quand le Pape François soutient que « la réalité est supérieure à l’idée » (Laudato si’, § 233), il inscrit sa pensée dans une théologie qui a déjà une longue histoire. La théologie des signes des temps pratique l’espérance par l’attention à ce qui vit selon le Christ et pense ce qu’elle connaît ainsi, afin d’en faciliter la croissance.

Nous travaillerons, en séminaire, les textes en faveur de la théologie des signes des temps ainsi que ceux qui s’y opposent. Nous travaillerons aussi, par nous mêmes, à l’élaboration réflexive et argumentée, des enjeux de cette théologie quant à sa façon d’inviter à habiter le monde et à le travailler.

Bibliographie :

CHENU, Marie – Dominique, « Les signes du temps Réflexion théologique », in Y. – M. CONGAR et M. PEUCHMAURD dir., L’Eglise dans le monde de ce temps, Tome III, commentaires, Paris, Cerf, 1967, p. 205 – 225.

Pape FRANÇOIS, lettre encyclique « Laudato si' » sur la sauvegarde de la maison commune.

VALADIER, Paul, « Signes des temps, signes de Dieu ? », dans Études 335/2 (août 1971), p. 261 – 279.

Ouvert sur autorisation du directeur de cycle, formulaire à demander au secrétariat.

Avec :

Claire-Anne BAUDIN

Enseignante en théologie fondamentale et dogmatique, capacité doctorale de théologie, Licence de philosophie (Paris X Nanterre), Licence en sciences de l'éducation.

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