L’impulsion écologique chez Moltmann

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Nous le réalisons : il commence à faire chaud. La réflexion théologique a charge de penser le rapport au monde créé et à son histoire. Elle se doit de réfléchir à l’événement que sont, pour tous, le changement climatique et les conséquences de l’ère anthropocène. Sur la théologie repose surtout la responsabilité de penser, dans ces conditions, le respect et le service du monde confié aux hommes par le Créateur. Elle a charge de considérer ce monde – humain, animal, végétal – qui est en souffrance, en tant qu’il est don et présence de Dieu, car c’est aussi dans l’intel­ligence de la Création que s’origine l’énergie des métamorphoses nécessaires.
Il y a trente cinq ans que JürgenMoltmann s’est aventuré sur le terrain d’une pen­sée théologique de l’écologie. En précurseur, il publie, en 1985, Dieu dans la créa­tion- Traité écologique de la création. Il donne ainsi une impulsion précoce, favo­rable au dynamisme dont a besoin une théologie ajustée aux enjeux actuels, et c’est cette impulsion écologique que nous voulons comprendre. Pour ce faire, non seulement nous lirons cet ouvrage mais chercherons ce qui l’a rendu possible lors des publications antérieures : particulièrement son intelligence de l’espérance des hommes (1964), de la passion et la résurrection du Christ (1972), puis ce que cela soutient dans la considération de L’Esprit qui donne la vie (1991).
Ce séminaire, qui traverse l’oeuvre d’un auteur pour en chercher, ensemble, une structure, appréciera chez Jürgen Moltmann la dimension oecuménique de la pen­sée. Avec une lecture soutenue par une méthode régulière, nous entrerons dans ses textes, orientés vers ce Traité écologique de la création, cherchant en quoi son itinéraire lui a permis d’être attentif, plus que d’autres, à cette responsabilité, qui est celle de la théologie chrétienne, de penser un sain rapport au monde. Nous chercherons comment, lui qui pense la foi dans l’épreuve, conforte l’espérance mise dans le Seigneur de la danse (1971). En héritant d’une impulsion écologique, le séminaire se veut tonique – « Il sera difficile de réaliser quelque chose de bon et de juste, si cela ne procède pas de l’exubérance de la joie et de la passion de l’amour. »

Ouvert sur autorisation du directeur de cycle, formulaire à demander au secrétariat.