La relation de Dieu avec le monde et la grâce de la postmodernité

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L’Occident est marqué par diverses crises, mais aussi par la prise de conscience de l’importance des valeurs qui soutiennent les cultures, notamment, la valeur qu’a atteinte l’être humain dans ces contrées. Or, les valeurs ne sont pas éternelles. En Europe comme en Amérique du Nord, les Églises sont conscientes de leur responsabilité et qu’elles doivent continuer à investir dans la culture. Pour cela, elles doivent sans doute se transformer pour être des agents efficaces de la transformation de la société selon leurs propres charismes évangéliques. En conséquence, les Églises doivent chercher à discerner la grâce de notre temps, celle qui nous fait comprendre l’actualité de la Révélation, celle qui montre qu’être croyant fait une différence.

Dans cette optique, la rencontre de la théologie contemporaine européenne avec celle élaborée dans le contexte culturel et philosophique des Églises d’Amérique du Nord se révèle inspirante et bénéficiaire aux deux contextes de part et d’autre de l’Atlantique. Elle converge en ce que le christianisme doit intégrer les connaissances contemporaines pour pouvoir exprimer les sept grandes questions de la foi dans le paradigme postmoderne où la quête du salut chez les contemporains demeure tenace. En effet, la question sotériologique est devenue centrale dans la postmodernité et se présente comme le lieu naturel du dialogue des rationalités. L’interaction entre ces deux théologies débouche donc sur une invitation à sortir à la rencontre de Dieu tel qu’il se présente dans la postmodernité qui est notre lieu et notre temps de grâce.

Cette rencontre affirme enfin que l’approche des questions de la foi doit être élaborée dans un contexte transdisciplinaire sur la base d’un naturalisme ouvert qui prend en compte la totalité de la réalité humaine. Ainsi, la transdisciplinarité, loin d’être une posture stratégique, se révèle inscrite au cœur même de la doctrine de la relation Dieu avec le monde. Ce mystère relationnel devient donc le point de départ de la théologie postmoderne.

Sur cette base, le cours propose une démarche qui vise à monter comment la doctrine de la relation de Dieu avec le monde permet d’aborder les grandes questions de la foi et les interrogations annexes propres à notre époque dans un paradigme transdisciplinaire où le naturalisme ouvert laisse le monde être ce qu’il est.

Ouvert à tous.

Avec :

Roland CAZALIS

Jésuite, docteur en biochimie et biologie moléculaire, docteur en théologie.

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