Identité et intériorité réciproque : éléments pour une archéologie médiévale

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En 1991, Michel Serres ouvre Le contrat naturel par une description du Duel au gourdin de Goya : pendant que les géants sont absorbés dans la confrontation violente de leurs identités ennemies, ils s’enfoncent dans les sables mouvants. « À chaque mouvement, un trou visqueux les avale ». Ce trou, c’est la découverte, avec Hiroshima, le 6 août 1945, de la possibilité, sous l’effet des guerres humaines, de l’extinction totale de l’espèce humaine et de la destruction de son environnement écologique. S’ouvrent, alors, une ère nouvelle, un défi pour la philosophie. Ce qui est en cause est la conception de la relation entre les hommes et leur environnement selon le modèle contenu/contenant. Il s’agit d’interroger la conception substantialiste qui délimite des identités. L’urgence consiste à changer d’échelle pour les considérer dans le cadre de ce que Michel Serres nomme les « interrelations réciproques et croisées » avec les différents êtres humains et non humains qui constituent la biosphère. Je propose d’éclairer ces enjeux contemporains en explorant quelques paradigmes médiévaux de la conception de l’identité à l’échelle de relations d’intériorité réciproque.

Avec la participation de Julie CASTEIGT, Maître de conférence à l’Université de Toulouse II.

La soirée sera présentée par Guilhem CAUSSE, Professeur de philosophie au Centre Sèvres, Doyen de la faculté de philosophie.

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