Histoire de la Spiritualité I, Antiquité : Pourquoi la mystique ?

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Sans disserter sur les distinctions possibles entre mystique (terme devenu suspect à la fin du XVIIe siècle) et spiritualité (plus générique et recevable aux yeux des autorités ecclésiales), nous partirons de la préoccupation qu’entretient l’Antiquité païenne d’une spiritualité entendue comme une construction de la vérité de soi auquel se consacre l’effort de l’ascèse (ce qu’aura étudié Michel Foucault).

Un tel souci est pris en charge par la pratique théologale des Églises, d’une vie chrétienne dont les fondements sont posés par le Nouveau Testament (avec Paul et Jean comme références privilégiées) et dont le martyre offre une illustration extrême et généreuse.

Quand la situation politico-sociale des Églises s’apaise dans le cadre d’un régime impérial largement favorable, semble se dessiner une réaction (protestataire ?) à ces grandeurs d’établissement qui émousseraient une radicalité religieuse que d’aucuns veulent maintenir et honorer : les solitudes du désert leur seront un refuge. Par ailleurs, cette même pratique chrétienne ne peut ignorer l’ambition des écoles philosophiques d’élaborer un style de vie qui réponde aux réquisits d’un humanisme harmonieusement accordé à soi-même et au cosmos, et parvenir ainsi à la divinisation, comme y prétendra le néoplatonisme. Or, comme l’a rappelé Merleau-Ponty, « l’Incarnation change tout ».

ouvert à tous

Histoire de la Spiritualité I
Avec :

François MARXER

Doctorat conjoint Institut Catholique de Paris – Paris IV Sorbonne, élève de Jacques Le Brun à l’EPHE. Enseigne l’Histoire de la spiritualité et la théologie spirituelle. Prêtre au service pastoral des paroisses de Rueil-Malmaison

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