Débats christologiques dans l’Orient grec et syriaque

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Les conciles d’Ephèse (431) et de Chalcédoine (451) n’ont pas été simplement l’aboutissement des controverses de Cyrille d’Alexandrie avec Nestorius et de Léon le Grand avec Eutychès. Ils ont à leur tour suscité nombre de débats christologiques dans les décennies suivantes, et cela jusqu’à la fin de l’époque patristique. Par-delà leurs contextes historiques (marqués par les divisions entre « chalcédoniens », « monophysites » et « nestoriens »), ces débats invitent eux-mêmes à une réflexion de fond sur l’identité de Jésus-Christ.
Le parcours sera organisé autour de trois étapes. Dans un premier temps, on s’intéressera au siècle qui suivit le concile de Chalcédoine, en étudiant à la fois des textes de théologiens « miaphysites » (comme Sévère d’Antioche) et des textes de théologiens « néo-chalcédoniens » (comme Léonce de Byzance ou Léonce de Jérusalem) ; on réfléchira aussi sur la portée des précisions apportées par le concile de Constantinople II (553). Dans un deuxième temps, on abordera la controverse monothélite qui se développa au 7e siècle, et l’on étudiera la christologie de Maxime le Confesseur. Enfin, on s’arrêtera sur la christologie de Jean Damascène dans le contexte de la crise iconoclaste du 8e siècle.
Le parcours privilégiera des auteurs de langue grecque, mais fera aussi place à des auteurs de langue syriaque (en particulier Philoxène de Mabboug).
Tout au long du séminaire, on s’efforcera de préciser les enjeux de ces débats anciens pour la christologie contemporaine.
Bibliographie
A. Grillmeier, Le Christ dans la tradition chrétienne, 4 vols., trad. de l’allemand, Paris, Cerf, 1973-1996.
J. Pelikan, La tradition chrétienne. Histoire du développement de la doctrine, I. L’émergence de la tradition catholique. 100-600 ; II. L’esprit du christianisme oriental. 600-1700 ; trad. de l’anglais, Paris, PUF, 1994.

Ouvert sur autorisation du directeur de cycle, formulaire à demander au secrétariat.

Avec :

Michel FÉDOU

Né en 1952 à Lyon. Études secondaires et supérieures à Lyon ; agrégation de lettres classiques en 1974. Entrée au noviciat de la Compagnie de Jésus en 1976, ordonné prêtre en 1984. Études de philosophie et de théologie au Centre Sèvres. Doctorat de théologie en 1988 (thèse sur « Christianisme et religions païennes dans le Contre Celse d’Origène »).

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