Conférence – Austérité protestante ? le rire de la Folie comme dénonciation du mal

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mercredi 9 décembre 2020 : Austérité protestante ? le rire de la Folie comme dénonciation du mal

A propos du cycle « Rire, christianisme et Réforme : l’Eglise est-elle devenue triste ? (XVe-XVIe siècles)

« Dans la sainte Écriture et dans les commentaires, nous ne trouvons pas un passage où il est dit que Jésus a ri. En échange, nombreux sont les passages où il est indiqué que Jésus a pleuré. La raison est la suivante. Cette vie n’est pas une vie pour rire, c’est une vie pour pleurer. Rire est signe de folie, en effet, et pleurer est signe de sagesse. »

C’est en ces termes que le célèbre prédicateur Vincent Ferrier nous rappelle l’antique suspicion de l’Église envers le rire, considéré comme l’un des attributs de Satan.
En réalité, l’attitude de l’Église balance entre deux tendances : l’une ascétique qui voit dans le rire un plaisir qui éloigne de Dieu, l’autre incarnée qui accepte au contraire la joie qui vient du monde créé par Dieu. En même temps, le rictus lui-même recouvre un panel d’états et de pensées parfois contradictoires. Nous préciserons cette relation ambivalente en partant d’un Moyen-Âge parfois représenté comme l’âge d’or d’une Église joyeuse pour analyser les prises de position des Églises catholiques et protestantes au moment de l’éclatement religieux. Nous chercherons la place du rire dans ces Églises tant à travers les fondements bibliques et théologiques que par la pastorale.

mercredi 2 décembre 2020 : Aux origines de l’ambiguïté de l’Église envers le rire et les plaisirs du monde
mercredi 9 décembre 2020 : Austérité protestante ? le rire de la Folie comme dénonciation du mal
mercredi 16 décembre 2020 : Concurrences confessionnelles : contrôler le rire pour incarner « la véritable Église »

 

Ouvert à tous.

Avec :

Tiphaine GUILLABERT-MADINIER

Ancienne élève de l’École Normale Supérieure de Lyon, agrégée et docteur en histoire moderne. Elle enseigne actuellement au Lycée Madeleine Daniélou à Rueil-Malmaison. A la suite de sa thèse sur l’interdiction du carnaval dans les Eglises luthériennes du Saint-Empire au XVIe siècle, elle poursuit ses recherches sur le protestantisme et la culture populaire.

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