Comprendre les transformations du monde du travail

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L’Organisation Internationale du Travail (OIT) célèbre en 2019 son centenaire et vient de publier des recommandations pour l’avenir du travail. Pendant deux ans, le CERAS et une trentaine d’associations ont mené une recherche-action sur le travail désirable dans l’esprit de Laudato Si’ : « Le travail devrait être le lieu de ce développement personnel multiple où plusieurs dimensions de la vie sont en jeu : la créativité, la projection vers l’avenir, le développement des capacités, la mise en pratique de valeurs, la communication avec les autres, une attitude d’adoration. » (LS 127).

Cela nous a conduit à rédiger des recommandations complémentaires de celles de l’OIT, mettant en avant le souci de la planète et des plus vulnérables dans nos sociétés. Les défis du monde du travail peuvent se résumer à cette question : le travail sera-t-il au service des hommes, des femmes et de notre maison commune ou servira-t-il le dieu « Argent » ?

Les séances seront axées autour de différentes catégories d’acteurs du monde du travail, en écho à Laborens Exercens : « le premier fondement de la valeur du travail est l’homme lui-même » (LE, 6).

  1. Les jeunes au travail ou en recherche de travail, les jeunes « pro » : les « bullshit » jobs, la fragmentation, l’ubérisation, le co-working, la recherche d’un sens, le travail partagé, …
  2. Les femmes : la discrimination salariale, les emplois du Care, le travail invisible et domestique, le plafond de verre, la séparation entre vie privée et travail, …
  3. Les managers et les cadres : la responsabilité sociale et environnementale des entreprises, les nouvelles formes de management participatif, le bien-être au travail, les entreprises prédatrices, …
  4. Les quinquagénaires : l’accélération, le burn-out, la révolution informatique, la mondialisation, l’amour du travail bien fait, la transmission du savoir-faire, l’attention à la planète, …
  5. Les travailleurs précaires, les « derniers de cordée » : le travail informel ou souterrain des migrants, la double peine sociale et écologique, le principe de capillarité versus celui de ruissellement, …

Ouvert à tous.

Avec :

Marcel REMON

Jésuite, mathématicien, professeur à l’Université de Namur, directeur de CERAS (Centre de Recherche et d’Action Sociales).

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Louise Roblin - centre sevres-ceras

Louise ROBLIN

Doctorante en philosophie politique à l’Institut des sciences juridiques et philosophiques de la Sorbonne. Chargée de projet au CERAS (Centre de recherche et d’action sociales). Licence en physique à Paris 6 et Sciences Po et en master en sciences de l’environnement à Paris 6, et politiques de l’environnement à Sciences Po, puis un M2 recherche en études politiques à l’EHESS.

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