Célestes ou terrestres, les amitiés spirituelles

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Mardi de 14h30 à 16h30
du 30 janvier au 20 mars

Dans son ouvrage Les amitiés célestes (Albin Michel, 2010), Jacqueline Kelen en a déployé toute une constellation. Nous la suivrons sans la suivre. Célestes ? nous hésitons, car elles ne sont pas désancrées de la terre. Amitiés non pas terrestres, mais proprement terriennes ; non pas mondaines, mais transformantes – à la petite mesure, modestement, de leur insaisissable rayonnement. Certaines auront été canonisées au sérail de la célébrité, non sans raison : ainsi par exemple, Jean de la Croix et Thérèse d’Ávila, François et Claire d’Assise (encore que là le doute soit permis)… Il conviendra d’échapper aux légendes reçues, non sans fureter au besoin dans les coulisses de l’histoire. On pourra ajouter Héloïse et Abélard, Bernard de Clairvaux et Guillaume de Saint-Thierry (avec non loin, Aelred de Rievaulx). À l’époque moderne, le paradigme de référence restera François de Sales et Jeanne de Chantal, autour desquels les variations ne manquent pas : Vincent de Paul et Louise de Marillac, Jean Eudes et Marie des Vallées, Fénelon et Madame Guyon (plus indécidable), Teilhard de Chardin en quête de l’Éternel féminin (H. de Lubac), Adrienne von Speyr et Urs von Balthasr (plus énigmatique).
D’une telle amitié souvent d’une incontestable fécondité mystique, peut-on se prévaloir si aisément que cela ? L’illusion psychologique n’est pas rare, masquée d’une vêture incomparable… À l’issue de ce parcours d’histoire, nous tenterons d’établir les critères d’un discernement loyal et rigoureux.

ouvert à tous

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Avec :

François MARXER

Doctorat conjoint Institut Catholique de Paris – Paris IV Sorbonne, élève de Jacques Le Brun à l’EPHE. Enseigne l’Histoire de la spiritualité et la théologie spirituelle. Prêtre au service pastoral des paroisses de Rueil-Malmaison

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