Aristote, Métaphysique

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La Métaphysique d’Aristote fait partie de ces chefs d’œuvre de l’Antiquité qui ont exercé une influence considérable sur le cours de la philosophie occidentale et même au-delà, sur la philosophie non occidentale.
L’histoire de la Métaphysique est d’abord celle de son nom, donné semble-t-il par Andronikos de Rhodes et repris par Nicolas de Damas, mais déjà mentionné par Théophraste, tout en étant ignoré par Diogène Laërce. L’ouvrage ainsi constitué permet de regrouper de façon plus ou moins cohérente quatorze livres d’Aristote, tout en inaugurant un domaine d’étude fondamental de la philosophie.
L’histoire de la Métaphysique, c’est aussi celle de sa diffusion, de sa traduction et de son commentaire qui montre, après une relative éclipse, l’influence du texte sur la philosophie et la théologie tant en Occident qu’en Orient, d’Averroes et Saint Thomas à Jaeger, Ross et Aubenque aujourd’hui. L’œuvre d’Aristote est la matrice d’une certaine idée de la philosophie, entendue dans le sens d’une « philosophie première » qui traite de « l’être en tant qu’être » et étend son périmètre de l’ontologie à la théologie.
Il existe plusieurs modalités d’étude et d’interprétation du texte : une approche ‘alphabétique’ (d’Alpha à Nu) permet de suivre à la lettre la progression du texte tel qu’il a été diffusé à la postérité ; une approche plus ‘architectonique’ autorise des regroupements thématiques et problématiques qui rendent compte de l’esprit du texte, de sa structure et de sa cohérence. Sans sacrifier l’une ou l’autre de ces approches, le cours tente d’en donner une intelligence qui s’efforce de faire ressortir ses grandes articulations.
Ainsi, il présente l’étude et l’interprétation de la Métaphysique en opérant des rapprochements entre plusieurs livres, qu’ils soient ou non consécutifs. Il s’efforce de préciser la conception qu’Aristote se faisait de la philosophie première, de l’ontologie et de la théologie, ainsi que le sens qu’il donne à des concepts essentiels de la métaphysique (puissance, acte, être, substance, individus, universaux, forme…). Il s’emploie à montrer l’inscription du texte dans le contexte des doctrine philosophiques de l’époque ainsi que le rapport et la distance qu’il révèle entre Aristote et Platon. Enfin, il ne manque pas non plus de souligner les relations de l’œuvre aux autres ouvrages d’Aristote, notamment la Logique, la Physique ou l’Ethique.
Après avoir proposé quelques éléments d’introduction, réévalués dans la conclusion, le cours prendra largement appui sur les contributions des étudiants avec lesquels s’engagera un dialogue interprétatif.

ouverts "sur autorisation" du directeur (il faut faire une demande écrite présentant ces motivation), formulaire à demander au secrétariat

Avec :

Sylvain LAVELLE

docteur en philosophie (Paris-Sorbonne), enseignant de philosophie à l’ICAM Paris-Sénart, directeur du Centre Ethique, Technique et Société de l’ICAM, chercheur associé à un laboratoire de l’école des Hautes études en Sciences Sociales (GSPR), membre du comité scientifique de la revue Philosophy and Technology, du comité éditorial de la revue Participations et du conseil scientifique du GIS « Participation, décision démocratie participative ».

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