Le Pape François

Avec le Pape François un nouveau Pasteur est donné à l’Eglise. Nous l’accueillons dans la  joie, la foi et la confiance.  Nous le confions à Dieu pour le service de l’Evangile et de la fraternité universelle. Aujourd’hui, le chemin qui s’ouvre est une bonne occasion de relire Gaudium et Spes, ce grand texte du concile Vatican II :

 

« Les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des hommes de ce temps, des pauvres surtout et de tous ceux qui souffrent, sont aussi les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des disciples du Christ, et il n’est rien de vraiment humain qui ne trouve écho dans leur cœur. Leur communauté, en effet, s’édifie avec des hommes, rassemblés dans le Christ, conduits par l’Esprit-Saint dans leur marche vers le Royaume du Père, et porteurs d’un message de salut qu’il leur faut proposer à tous. La communauté des chrétiens se reconnaît donc réellement et intimement solidaire du genre humain et de son histoire ».

 

Vatican II, « Un monde à construire et à conduire à sa fin »

« Se souvenant de la parole du Seigneur: « En ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples si vous vous aimez les uns les autres » (Jn 13-35), les chrétiens ne peuvent pas former de souhait plus vif que celui de rendre service aux hommes de leur temps, avec une générosité toujours plus grande et plus efficace. Aussi, dociles à l’Évangile et bénéficiant de sa force, unis à tous ceux qui aiment et pratiquent la justice, ils ont à accomplir sur cette terre une tâche immense, dont ils devront rendre compte à Celui qui jugera tous les hommes au dernier jour. Ce ne sont pas ceux qui disent « Seigneur, Seigneur », qui entreront dans le royaume des cieux, mais ceux qui font la volonté du Père et qui, courageusement, agissent.

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Car la volonté du Père est qu’en tout homme nous reconnaissions le Christ notre frère et que nous aimions chacun pour de bon, en action et en parole, rendant ainsi témoignage à la Vérité. Elle est aussi que nous partagions avec les autres le mystère d’amour du Père céleste. C’est de cette manière que les hommes répandus sur toute la terre seront provoqués à une ferme espérance, don de l’Esprit, afin d’être finalement admis dans la paix et le bonheur suprêmes, dans la patrie qui resplendit de la gloire du Seigneur.»

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Gaudium et Spes, n° 93