Renforcer la contagion du suicide ? par Patrick Verspieren

Deux octogénaires ont été retrouvés morts lundi 25 novembre à leur domicile après avoir mis fin volontairement à leurs jours. Dans la nuit du jeudi au vendredi précédents, un autre couple de retraités s’était donné la mort dans la chambre d’un grand hôtel parisien. […]
Il était possible de relater ainsi ces deux faits divers, sans rien cacher de la réalité connue, mais sans non plus se complaire dans la relation des faits ni employer un vocabulaire magnifiant de telles décisions.  […/…]

 

Il est vraisemblable, comme le montre l’expérience de l’État d’Oregon, aux États-Unis, que des personnes de milieux sociaux et culturels favorisés seraient rassurées par la possession de « kits » de suicide,… jusqu’au jour où un épisode dépressif les conduirait à passer à l’acte. Mais, à la personne qui désespère de la vie, notre société n’aura-t-elle d’autre réponse que de lui proposer de l’aider à mourir ? Est-ce la forme de solidarité que nous souhaitons voir développée dans notre pays ? […]

 

Le suicide des personnes âgées est une question beaucoup trop grave pour être traitée avec légèreté et complaisance, ou pour appuyer certaines revendications. Il n’y a pas d’attitude responsable qui ne prenne en compte l’ambivalence et la fragilité humaines, et ne cherche à développer une véritable solidarité avec les personnes dont le désir de vivre vacille dangereusement.

 

Accès au  texte intégral du blog du département Ethique biomédicale publié sur le site de La Croix