Qu’attendre de la génétique dans la prédiction et le traitement des maladies ? Mercredi 16 octobre de 19h30 à 21h

Première conférence du Cycle « Médecine, bioéthique et société »

 

Mercredi 16 octobre de 19h30 à 21h

 Qu’attendre de la génétique dans la prédiction et le traitement des maladies ?

En 2000, la séquence complète du génome humain était achevée à grand frais. Aujourd’hui, il devient possible de connaître son propre génome pour environ un millier d’euros. Mais qu’en attendre ?

 

Les mutations génétiques directement responsables d’affections héréditaires monogéniques (un seul gène majeur est impliqué) sont aisément repérables. Plusieurs cancers, certaines maladies cardiovasculaires, sont ainsi liés à des mutations dont l’effet biologique est fort, ce qui rend hautement probable la survenue de ces affections chez les sujets qui en sont porteurs. Des variations de la structure des gènes sont aussi responsables de la prédisposition aux maladies communes. Toutefois, la probabilité de développer la maladie y est bien plus complexe à analyser.

 

Que penser des tests génétiques ? Permettent-ils de prédire de façon fiable la probabilité de développer un cancer, une maladie cardiovasculaire héréditaire ? Quel est leur intérêt dans les maladies communes ? Quel retentissement peuvent-ils avoir sur le patient et sa famille ? Quel est leur intérêt pour une prévention personnalisée des maladies ? Influencent-ils les décisions thérapeutiques ?  Quel usage peut en faire l’industrie pharmaceutique ? Et les assurances ?…

 

Ces questions seront débattues avec le concours de :

Dominique Stoppa-Lyonnet, médecin hospitalier à l’hôpital Curie, Pr. de génétique, dont les travaux portent sur la génétique des cancers. Elle a notamment travaillé la question de la brevetabilité du génome pour le test diagnostic du cancer du sein.

 

Xavier Jeunemaitre, médecin hospitalier à l’hôpital Georges Pompidou, Pr. de génétique et directeur d’une équipe INSERM. Ses travaux ont trait à la génétique des maladies cardiovasculaires monogéniques ou complexes telle que l’hypertension artérielle.

 

Débat animé par Pierre Corvol, professeur émérite au Collège de France.

 

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