Le sens du commencement, d’après Hannah Arendt

Le sens du commencement, d’après Hannah Arendt
Partager
Share on facebook
Share on twitter
Share on linkedin
Share on whatsapp
Share on email

Le miracle du commencement, Arendt ne cessera de le décliner dans la suite de son oeuvre. Agir, pardonner, promettre, chacun de ces pouvoirs, chacune de ces facultés humaines, est un commencement miraculeux, dans la mesure où il introduit du neuf, de l’inattendu et même de l’inespéré dans le monde des hommes.

;;

Le mot d’ordre pour tout homme est donc de commencer ; l’homme a été créé pour commencer ; il est appelé à conserver intacte cette fraîcheur du commencement : telle est  la vocation originelle de tout être humain. D’où la mise en garde très forte d’Arendt : il faut protéger l’aptitude à commencer de l’enfant. La raison d’être de la création de l’homme est donc double : l’appel à la spontanéité humaine et le refus de sa destruction […].

;;

L’homme est né pour agir, pour commencer du neuf. L’action est donc la réponse à la condition de natalité. Or, le concept clé de la métaphysique a été jusqu’ici la mortalité ; pour Arendt, au contraire, la catégorie centrale de la pensée est la natalité. « Les hommes, bien qu’ils doivent mourir, ne sont pas nés pour mourir, mais pour innover. »

;;

Jusqu’à la fin de sa vie, Arendt mettra l’accent sur « la spontanéité effarante de l’acte libre » ; jusqu’au bout, elle accordera une attention particulière à ce thème du commencement ; et elle ira jusqu’à considérer saint Augustin comme l’un des seuls penseurs chrétiens à avoir tiré la conséquence du fait que l’homme était créé à l’image de Dieu en lui reconnaissant une faculté semblable de commencer.

;;

« Le totalitarisme ou la fin de la tradition », par Véronique Albanel dans 1840-1960 Guerre et paix – Une lecture philosophique et théologique, Cahier Médiasèvres 2013 n°172

Dernières actualités

« Un don pour une bourse peut sembler un petit acte, mais cela a un impact énorme sur ma vie »

Etudiant depuis un an en 1er cycle au Centre Sèvres, Polseng a bénéficié d’une bourse d’études financées par les dons au Centre Sèvres. Il témoigne de son expérience et remercie les bienfaiteurs qui lui ont permis de venir se former à Paris. Cette étape sera déterminante dans sa formation, son cheminement vers l’ordination, et ses engagements futurs.

Le Centre Sèvres recrute un(e) hôte(sse) d’accueil

Situé dans les locaux du Centre Sèvres (Paris 6è), le poste est proposé en CDI à compter du 1er septembre 2022. Au sein d’une équipe administrative dynamique et polyvalente, l’hôte(sse) d’accueil est à l’interface entre les publics très variés du Centre Sèvres : auditeurs, étudiants, religieux, laïcs, partenaires… Aisance relationnelle, rigueur et capacité d’adaptation sont les qualités qui vous permettront de vous épanouir dans ce poste.

Au service de l’Eglise et de la société

Dans notre monde en pleine mutation, le Centre Sèvres est plus que jamais relancé dans sa vocation fondamentale. Elle consiste à former des étudiants qui préparent des diplômes canoniques en philosophie et en théologie, ainsi qu’un large public d’auditeurs, qui désirent acquérir des repères pour penser et agir dans l’Église et le monde qui vient, dans l’esprit de la pédagogie ignatienne. Pour honorer sa mission, le Centre Sèvres présente au programme 2022-23 quelques 350 propositions ouvertes au public…