« Ce sont donc des hommes et des femmes qui rendent ce lieu unique… »

Portrait d'Anne de Richecour
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Durant ces 3 années où j’ai été secrétaire générale du Centre Sèvres, je n’ai pas tenu mes objectifs : je n’ai progressé, ni en philosophie, ni en théologie, je n’ai pas profité des quelques 350 propositions d’enseignements qui sont  offertes, je n’ai pas suivi le cours en ligne de Véronique sur Hannah Arendt, ni celui de Christophe sur les évangiles synoptiques, je n’ai pas lu les ouvrages publiés  par les enseignants, ni celui d’Yves, ni celui de Michel, seulement celui de Patrick; j’ai abandonné la lecture des « Archives de philosophie » et de la revue « Recherche de Sciences religieuses », heureusement remplacées par « Etudes » et « Christus ».  En revanche, je garde bien au cœur l’objectif de faire les exercices spirituels.

Mais j’ai trouvé bien d’autres choses aux facultés jésuites de Paris :  une communauté d’une vingtaine de jésuites qui demeure sur place et qui donne vie au campus dans un esprit fraternel ; un recteur bienveillant qui veille au bon esprit des troupes ; un corps professoral de religieux et laïcs composé de personnalités fortes et stimulantes ; des scolastiques et étudiants du monde entier qui sont curieux de la réflexion, de la contradiction ; des auditeurs qui viennent prendre une année de respiration ou qui à l’aube d’une carrière professionnelle bien remplie viennent enfin faire « ce qu’ils ont toujours voulu faire » ; des locataires de nos espaces avec qui on découvre de vraies affinités ; et enfin, et c’est peut-être le plus important pour moi, une équipe administrative dévouée que j’ai aimée accompagner au quotidien et dans la conduite du changement.

Ce sont donc des hommes et des femmes qui rendent ce lieu unique ; un jardin fleuri où l’on peut échanger à l’ombre des parasols ; une petite oasis à Paris où l’on peut s’interroger, questionner, discerner, « disputer ou pratiquer la disputatio» ;  une discrète église « Saint Ignace » où l’on peut prier  et s’ouvrir aux personnes accueillies par le Père Nicolas pendant « hiver solidaire ».

Forte de tout ce que j’ai reçu pendant ces 3 années, de ce que j’ai pu apporter aussi j’espère, je reste impatiente, curieuse de nouveaux défis et prête à recevoir une nouvelle mission d’Eglise à partir de septembre prochain. Pour la mener à bien je puiserai dans les trésors accumulés ces dernières années, dans ma foi renouvelée et dans l’amitié et l’affection de ceux que j’aime.  Marie-Eudoxie de Montmarin prendra ma suite, je lui souhaite autant de bonheur que j’en ai trouvé. Au revoir à tous. Je sais pour qui je le fais et à qui je dois tout. « Ad majorem Dei gloriam ».

Anne de Richecour

Secrétaire générale du Centre Sèvres – Facultés jésuites de Paris

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