Avec Vatican II

Pour la première fois dans l’histoire, les catholiques étaient encouragés à développer des relations amicales avec les chrétiens non-catholiques, et même à prier avec eux. L’Eglise entrait en dialogue officiel avec d’autres Eglises. Elle revisitait des doctrines qui avaient séparé les catholiques des orthodoxes comme des protestants.

Créant une rupture avec une longue tradition, le Concile affirmait le principe de la liberté religieuse. Il réaffirme ainsi la fidélité à la conscience comme la norme de la décision morale. Sous l’ombre immense de la Shoah, il refusait catégoriquement l’antisémitisme.

Aussi important que soient ces changements en eux-mêmes, ils ne reflètent pas, ni isolés ni ensemble, l’impression perceptible à cette époque du Concile que quelque chose d’autre se déroulait, un événement dont les détails n’étaient que des symptômes. L’apport du Concile comprenait mais aussi dépassait chacune de ses réalisations. »

*John O’Malley, Études, septembre 2012