Appelés à dialoguer… Dennis Gira

« A notre époque, la situation mondiale appelle tout le monde à s’engager dans le dialogue. Car sans dialogue, les mouvements nationalistes risquent de compromettre les solidarités qui, il y a peu, étaient encore source d’espoir. En Europe, par exemple, elles sont aujourd’hui mises à rude épreuve.

Sans dialogue interreligieux, les conflits déjà existants dans certaines régions du monde ne feront qu’empirer. Sans vrai dialogue entre les politiques de différentes tendances, aucun pays ne peut espérer surmonter les défis auxquels il doit faire face aujourd’hui. Sans dialogue oecuménique, les diverses confessions chrétiennes risquent de n’être plus que des contre-témoignages de l’Évangile.

 

Et que dire du dialogue entre les croyants de toutes religions et le monde de la culture, du dialogue entre conjoints, entre membres de la même famille, entre collègues ? La liste de dialogues essentiels au devenir de notre monde est longue… Refuser de dialoguer n’est donc pas une option. Nous ne pouvons pas remplacer le dialogue par le débat, la négociation, la conversation… même si chacune de ces activités a sa place.

La tolérance non plus ne peut se substituer au dialogue. Alors oui, tout le monde est appelé au dialogue parce qu’il est l’une des conditions de la paix dans le monde, une paix qui va bien au-delà de la simple absence de conflits armés. »

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Le dialogue à la portée de tous… (ou presque), Dennis Gira, Editions Bayard, 2012, p. 287