Chers amis,

 

Les évènements tragiques que connaît notre pays nous touchent profondément. Par la mort qu’ils ont apportée, par la douleur de nombreuses personnes directement touchées, par ce sentiment d’être tous atteints personnellement, par la folie et la barbarie qu’ils manifestent, par l’utilisation du nom de Dieu, et par toutes les questions qu’ils posent…
Nous pressentons que l’avenir ne sera pas simple, et qu’il demandera de regarder un certain nombre de choses en face. Si les coupables d’une telle atrocité peuvent être désignés, si ceux qui les ont commandités doivent être combattus sans faiblesse, nous sentons bien que cette folie de la mort n’a pas surgi de nulle part, et a trouvé des terres de déshérence pour s’y nicher.
L’évolution de la scène internationale depuis trente ans ou l’émiettement progressif de notre contrat social doivent être regardés avec lucidité. Il y a devant nous un indispensable travail de clarification, et un impérieux besoin de retrouver les fondements et le sens d’un vivre ensemble. Car les vraies solutions ne viendront pas d’abord de l’économie, de la finance, ni de discours incantatoires. Elles naîtront de cette attention aux besoins profonds des citoyens et des peuples. Et de notre capacité à parler ensemble. C’est là un enjeu éminemment spirituel. Pour sa modeste part, le Centre Sèvres – Facultés jésuites de Paris essayera d’être un lieu de réflexion et de débats au service de cet enjeu.
 
P. François Boëdec, sj
Président du Centre Sèvres – Facultés jésuites de Paris.