Pourquoi l’Église s’oppose-t-elle à l’extension de la PMA ?

2019-Saintot Croire La Croix
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Pourquoi l’Église s’oppose-t-elle à l’extension de la PMA ?

L’extension de la PMA aux couples de femmes et aux femmes célibataires suscite de vifs débats. Entendus, non écoutés, nombre de chrétiens se sentent impuissants ou découragés face à cette orientation sociétale qu’ils ne partagent pas. Quelle attitude tenir ?

Le père Bruno Saintôt, responsable du département Éthique biomédicale du Centre Sèvres, répond aux questions de Florence Chatel, pour le site Croire de La Croix.

« La parole de saint Paul “soyez vainqueur du mal par le bien“ me semble plus que jamais d’actualité »

Les Cahiers croire : Pourquoi l’Église s’oppose-t-elle à l’extension de la PMA aux couples de femmes et aux femmes célibataires ?

P. Bruno Saintôt : L’Église n’est pas d’abord une institution d’opposition comme si les catholiques étaient des gens qui disent toujours « non » aux évolutions des techniques, de l’économie et de la politique. C’est à partir d’une haute idée de ce qu’est une personne et des conditions de son engendrement que l’Église se prononce. Elle invoque la dignité de la personne et la dignité de la procréation : seules des personnes engendrent des personnes dans un acte personnel. L’émerveillement devant l’être humain mis au monde devrait s’accompagner de la conscience de ses devoirs envers lui. C’est pourquoi ce projet de loi soulève des difficultés et des contradictions éthiques importantes.

Il exerce d’abord un « droit de puissance » injuste sur l’enfant. Comment justifier la privation de père dès la conception par un nouveau dispositif médico-juridique ? La loi est contradictoire puisqu’elle reconnaît dans le même temps la souffrance de ne pas connaître ses origines en levant l’anonymat du don de gamètes. Elle tente de réparer une injustice tout en l’entretenant puisque la levée de l’anonymat ne donnera pas un père.

Le projet de loi consacre une notion de parenté reposant sur l’exercice d’une volonté détachée des significations et des obligations du lien charnel. Et pourtant le corps et le lien charnel sont de plus en plus pris en compte, notamment par la recherche des origines et par les nécessités médicales de l’analyse génétique des donneurs….

[…]  Lire la suite de l’article sur le site Croire

Voir aussi l’article Lever l’anonymat du don de gamètes (revue Etudes)

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« Un don pour une bourse peut sembler un petit acte, mais cela a un impact énorme sur ma vie »

Etudiant depuis un an en 1er cycle au Centre Sèvres, Polseng a bénéficié d’une bourse d’études financées par les dons au Centre Sèvres. Il témoigne de son expérience et remercie les bienfaiteurs qui lui ont permis de venir se former à Paris. Cette étape sera déterminante dans sa formation, son cheminement vers l’ordination, et ses engagements futurs.

Le Centre Sèvres recrute un(e) hôte(sse) d’accueil

Situé dans les locaux du Centre Sèvres (Paris 6è), le poste est proposé en CDI à compter du 1er septembre 2022. Au sein d’une équipe administrative dynamique et polyvalente, l’hôte(sse) d’accueil est à l’interface entre les publics très variés du Centre Sèvres : auditeurs, étudiants, religieux, laïcs, partenaires… Aisance relationnelle, rigueur et capacité d’adaptation sont les qualités qui vous permettront de vous épanouir dans ce poste.

Au service de l’Eglise et de la société

Dans notre monde en pleine mutation, le Centre Sèvres est plus que jamais relancé dans sa vocation fondamentale. Elle consiste à former des étudiants qui préparent des diplômes canoniques en philosophie et en théologie, ainsi qu’un large public d’auditeurs, qui désirent acquérir des repères pour penser et agir dans l’Église et le monde qui vient, dans l’esprit de la pédagogie ignatienne. Pour honorer sa mission, le Centre Sèvres présente au programme 2022-23 quelques 350 propositions ouvertes au public…