Un film pour le temps du Covid-19 ? La suggestion de Marc Rastoin : Tender Mercies

cinema-centresevres confinement mars 2020

« Et si le confinement nous permettait de découvrir des pépites cachées et peu connues? Dans ce film de 1983, nous entrons dans le chemin de rédemption d’un homme victime de ses démons.On pense à la question de Nicodème: « comment peut naître un homme quand il est vieux? Peut-il rentrer dans le sein de sa mère, et naître une seconde fois? ». Cinématographiquement, il est très rare qu’un tel chemin ne sonne pas artificiel ou peu crédible. Nommé pour 5 oscars dont meilleur film, il en remporta deux cette année là dont celui du meilleur scénario.  »

source : le blog de Marc Rastoin

FILM – 1983 – de Bruce Beresford avec Robert Duvall, Tess Harper, Betty Buckley

Il s’agit d’une film rare que je n’ai découvert qu’en 2015. Son titre « Tender Mercies »  vient d’un dialogue clef du film. Un chanteur en train de s’enfoncer dans la dépression et l’autodestruction réapprend peu à peu vivre dans une famille des plaines du nord du Texas. C’est un film de rédemption mais qui a cette vertu précieuse d’être crédible. Les paroles sont peu nombreuses et souvent en sous-entendus. Il y a beaucoup de tseniout, de pudeur et de tendresse discrète. Oui l’amour peut guérir mais le processus est lent, ne va pas sans souffrances et ne peut effacer le passé et ses blessures. Il y a comme une gravité métaphysique permanente conjuguée à une grande simplicité dans le récit et dans le jeu des acteurs… Ce film obtint à la surprise générale 5 nominations aux Oscars et Robert Duvall, extraordinaire de réalisme, obtint son unique trophée… Un film que je trouve profondément chrétien sans être mièvre… Une rareté vous dis-je.