Le concile Vatican II face à l’inconnu, Christoph THEOBALD

Au moment (2012) où l’on entrait dans les anniversaires du cinquantenaire du concile Vatican II, Christoph Theobald réfléchit sur cet événement. Il attache beaucoup d’importance à la manière de faire progressivement mise au point : un débat collégial qui vise à discerner les signes des temps sous l’autorité de la Parole de Dieu. C’est peut-être cette manière de procéder qui constitue le fruit le plus prometteur du concile.

L’aventure d’un discernement collégial des « signes des temps »

Cinquante ans après l’ouverture du concile Vatican II, il n’est pas aisé de se remettre dans le climat d’incertitude qui régnait pendant ces mois d’été et d’automne de 1962 où se décida l’avenir d’un nouveau commencement pour l’Église. Rien n’est encore écrit ; mais dans le « vide », laissé volontairement par Jean XXIII qui donna au futur Concile un but relativement ouvert – unité des chrétiens et réforme du catholicisme –, s’engouffre la masse des textes produits par des commissions préparatoires, dominées presque exclusivement par l’esprit néo-scolastique. Le soir même du 11 octobre, le Père Congar le note dans son journal : « Au fond, la scolastique est entrée dans le gouvernement de la Curie romaine. Les commissions préparatoires traduisent cet état de choses […]. Mais la scolastique n’est guère dans le gouvernement pastoral des diocèses : et c’est lui qui a la parole maintenant »….

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