Lever l’anonymat du don de gamètes

Lever l’anonymat du don de gamètes. Nouvel intérêt de l’enfant ou droit fondamental ?

Le père Bruno Saintôt, directeur du département d’éthique biomédicale du Centre Sèvres, donne son éclairage sur ce sujet d’actualité.

À l’occasion du processus parlementaire de révision de la loi relative à la bioéthique de 2011, la plupart des rapports institutionnels et des courants d’opinion plaident désormais en faveur d’une levée de l’anonymat du don de gamètes. Comment un tel renversement d’un consensus éthique établi s’est-il imposé ? Quelles modalités sont-elles proposées et comment les évaluer ?

Objet d’un large et durable consensus éthique dès la fondation des centres d’étude et de conservation des œufs et du sperme (Cecos), en 1973, le principe de l’anonymat du don de gamètes est devenu en quelques années l’objet d’une critique largement partagée. Quelle importance accorder à la régulation éthique et juridique d’une technique qui a permis, sans drames majeurs, la naissance de plus de 70 000 enfants depuis 1973 et 2 101 enfants en 20161 ? Avant d’analyser les enjeux éthiques et juridiques d’une levée de l’anonymat, il importe de revenir sur les circonstances d’un choix initial consensuel, et de détailler les raisons d’une inéluctable remise en cause.

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